David Hirschmann remet les choses à leurs places !
Brève introduction :
Un troisieme année de HEC (hirschmannd@hec.fr) écrit à
un cabinet de conseil en stratégie très select et sa candidature n'est pas
retenue.
Vexé, il envoie un mail à tous les élèves de HEC pour "remettre les
choses à leur place"...
Voici le mail original de Sieur David Hirschmann, la
réponse d'une élève de première année, la réponse de David à cette élève
(apparemment la fille a recu l'email en privé et l'a forwardé à toute l'école)
et enfin, cerise sur le gâteau, celle du cabinet de conseil en
stratégie (à qui le mail a été transmis probablement par un autre élève
d'HEC qui rêvait d'avoir le stage).
[Note : tout ceci pourrait bien n'être qu'un "hoax" (canular !!!)]
[Message de David Hirschmann, 3ème année, du 12/05/99, envoyé à la
promotion]
ll est grand temps je pense, de remettre un peu les choses à leurs places :
personne ne conteste que Bain&Cie est un très grand cabinet de conseil en
stratégie, personne n'ignore non plus qu'il y a beaucoup plus de candidats
que de places.
Mais tout de même, quelle ne fut pas ma surprise lorsque
convoqué à un entretien dans leurs bureaux par Mme Bridier, je n'avais le
choix que d'une demi-journée entre 14h00 et 17h00, or il m'était
parfaitement impossible de m'engager sur un tel rendez-vous, j'avais deux
autres entretiens au même moment.
Je vous laisse deviner quelle fut sa
réponse quand je lui fis part de mon incapacité à venir ce jour là à cette
heure là :
"Eh bien tant pis nous sommes désolés."
Aucun effort ne fut fait
de son coté pour me proposer un autre rendez-vous.
C'est vraiment se moquer du monde !
Il est grand temps donc dis-je de remettre les choses à leurs places, tous
ces gens qui se prévalent de grands cabinets de conseils ont la fâcheuse
habitude de se croire au-dessus de tout et de tout le monde, or nous HEC,
1ère école de management de France, nous sommes en droit de dire que ce
genre de comportements est inadmissible.
Toutes les boîtes qui s'imaginent
que les HEC sont à la merci de leurs recruteurs se mettent le doigt dans
l'oeil.
HEC est le vivier de nombreuses sociétés internationales implantées
en France, le rapport de force n'est pas aussi tranché qu'ils veulent bien
le croire.
Le cas échéant, ils n'ont qu'à orienter leur recrutement vers
l'ESC Palavas-les-Flots, et là ils pourront à loisir montrer à quel point
ils sont imbus de leurs personnes, fiers et dédaigneux.
A bon entendeur...
[Réponse de Fatima Daddah, 1ère année, le 14/05/99]
Le fait même que tu sois choqué par le comportement de l'entreprise en dit
long sur ta mentalité.
Tu sais, les entreprises ne sont pas à tes pieds.
C'est à toi de faire en sorte qu'elles s'arrachent ta candidature en étant
excellent.
Saches que la modestie est une qualité indispensable pour
progresser tout au long de sa carrière.
Si tu ne le fais pas pour toi, fais
le pour l'école HEC.
Tu dois penser à notre réputation.
Ne sois pas égoïste
dans ton comportement.
L'école devrait être plus vigilante pour éviter que
des types de ton genre ternissent sa réputation.
En plus elle n'est même
plus première au classement. Quel gâchis !
-
[Réponse de David Hirschmann, le 18/05/99]
Pardon, tu as raison. Je suis sincèrement désolé.
Il vaudrait mieux qu'HEC
soit représenté par des gens comme toi, qui savent tout et qui peuvent se
permettre de donner des leçons plutôt que de par des pauvres mecs comme moi.
Mais ne t'inquiète pas, ton image n'est pas ternie auprès de ces boîtes qui
sont toujours à la recherche de gens comme toi, prêts à tout pour réussir.
Et rassure-toi, car dans quelques années, quand tu auras la bouche pleine de
sperme et l'anus en fleur, toi aussi tu pourras répondre au téléphone et
dire :
"Eh bien tant pis, nous sommes désolés."
Et là, ton heure de gloire
aura sonné !
HEC est fier de toi, et je ne sais pas pourquoi la direction des
admissions et concours n'a pas encore réduit la sélection de cette école à
un simple entretien avec toi. Bien à toi.
PS: Dans "Sache que", tu apprendras qu'il n'y a pas de s.
Et pas la peine de
me répondre, petite merde, je n'ai que faire de tes grognements.
PART 2: la reponse de chez Bain
From: Stephane Fertat 20/05/99 12:50
To: hirschmannd@hec.fr
Subject: Mon Cher David,
Mon Cher David,
Nous sommes aujourd'hui le 20 Mai 1999, soit 8 jours après l'envoi de ta
missive pédante sur ton besoin impératif de "remettre les choses à leurs
places" (en ont-elles plusieurs ? selon ta définition je pense que non).
Tes propos dignes d'un enfant de cinq ans à qui on aurait piqué son jouet dans
la cour de récré auraient pu faire sourire la plupart des lecteurs voyeurs
que nous sommes;
nous aurions pu passer sur la vénération traumatique que tu
portes pour ton ecole (une enfance malheureuse, un manque de repère
paternel, auraient pu l'expliquer) et sur ton aveuglement face à la
situation économique actuelle, qui fait que oui même avec un diplome HEC tu
dois quand même prouver ta motivation face à de potentiels employeurs.
Nous
aurions pu asser aussi sur ton emploi du temps chargé,
sur ton incapacité à
te dedoubler (mais que vous apprend-on ?), sur ton émotivité au téléphone,
sur tes incapacités, et autres défaillances psychiques dont tu sembles faire
preuve.
Mais ce que nous n'avons pas pu passer, c'est ta réponse à cette
Fatima que je ne connais pas.
Vois-tu, l'intelligence n'a de valeur que dans
la modestie, ce que tu n'as jamais appris, et contrairement à ce que tu
crois vulgarité n'a jamais rimé avec subtilité.
Je ne commenterai pas plus
ton insecurité manifeste et ton mépris stalinien pour les personnes qui ne
pensent pas comme toi.
Je n'espère pas de toute façon que tu puisses
comprendre...
Nous sommes aujourd'hui le 20 Mai 1999, soit 8 jours apres
l'envoi de ta missive pédante sur ton besoin imperatif de "remettre les
choses à leurs places".
Tes messages ont fait le tour de la terre, de chaque
école de commerce (étudiants et anciens), des laptop de la plupart des
cabinets de recrutement, et bien sur des cabinets de conseil auxquels tu
sembles particulierement t'interesser.
Je te souhaite bon courage même si je
ne le pense pas, car à partir de maintenant tu vas en avoir besoin.
Madame,
Je vous prie de bien vouloir transmettre ce message au denommé David
Hirschmann, ainsi qu'à la Direction du recrutement de votre école :
J'espere pour vous, jeune ami, que votre futur employeur a pu arranger son
agenda en fonction de vos disponibilités.
Il est vrai, qu'en recevant plus
de 5000 candidatures par an, les grands cabinets de conseils pourraient
quand même faire l'effort de s'accomoder aux contraintes de ses pauvres
étudiants qui ne trouvent même plus le temps de faire la fête,
faute de recherche d'emploi.
D'ailleurs, je me souviens egalement, que lorsque je
travaillais de 7h à minuit dans un autre cabinet de conseil, je n'avais que
ça à faire : changer mon emploi du temps pour avoir une chance de rencontrer
un des ces brillants étudiants, qui, si je ne me dépêchais pas, irait
travailler pour un concurrent, bien sur bien meilleur que moi !!!!
Quel effroi !!!!!
Je ne sais pas ce qui retient le plus mon attention dans le
mémo que je viens de lire :
son incroyable stupidité et l'arrogance de son
auteur ou son manque total de lucidité :
L'Email a, en effet, cette
capacité a démultiplier l'audience d'un tel écrit :
Ainsi, non seulement, ce
torchon anime les conversations entre étudiants d'HEC mais est également
parvenu jusqu'à New-York où il fait les choux gras des recruteurs de la
place.
Sache, mon cher David, que ta lettre a depassé toutes tes attentes :
Non seulement tu as, comme le souligne Fartima, fais une superbe promotion
de ton diplome à travers tes ecrits, mais encore, tu t'es grillé pour
lontemps avec un certain nombre de recruteurs ou d'employeurs.
Tu vois,
c'est là le miracle d'Internet : tu n'est pas encore à New-York que tu es déjà
connu !!!!!!
Je ne te salue pas.
Olivier De Koning Vice President -
Capital Markets Controller Credit Lyonnais New-York
Et pour finir... :
Le Blues du Hirschmann
Parodie du "blues du businessman " de Starmania (Michel Berger/Luc Plamondon),
BO du film de Lelouche ( avec Belmondo ) "Itinéraire d'un enfant gâté" chanté par Nicole Croisille :
J'ai plus d'succès dans mes affaires,
J'ai pas d'succès dans mes amours,
J'me fait jeter par les secrétaires.
J'voudrais bosser en haut d'une tour,
Mais la ma vie part à l'envers,
Je contrôle plus mon univers.
J'peux meme plus jouer les filles de l'air
Car de New-York à Singapour
Mon mail fait le tour de la Terre.
Depuis mes études secondaires,
J'rêve d'être consultant-millionnaire
Mais là j'suis grillé, quelle misère !
Les choeurs : Bien fait pour ta gueule, morveux !
J'suis malheureux et j'suis vulgaire,
J'ai perdu le sens de l'humour,
Depuis qu'a commencé cette affaire.
Ce que j'ai écrit, j'en suis pas fier,
Maintenant je n'ai plus que des regrets
C'est pas c'que j'aurais voulu faire.
Les choeurs : Qu'est-ce que tu veux mon vieux,
Dans la vie tu feras c'que tu peux
Plus c'que tu veux.
J'aurais voulu être analyste
Chez Goldman ou Worms & Co,
J'ai plus qu'à me faire moine trappiste
A Ploucastel ou Palaiseau.
J'aurais voulu être un trader
Bosser chez Bain & Company,
Etre consultant ou auditeur
Pour pouvoir bien gagner ma vie.
J'rêvais d'être cadre superieur
Pour m'fringuer en Valentino
Et pour pouvoir me trouver beau
Dans un Fig Eco en couleur.
J'aurais voulu être analyste
Maintenant ma vie est à refaire,
Je crois que j'vais virer anarchiste
Adieu la vie de millionnaire.
J'aurais voulu être analyste
Mais je sais plus pourquoi j'existe.
Envoyée par Marie-Claude (Suisse)